PLANTU, en quelques mots...

Plus qu’un dessinateur, Plantu est un éditorialiste, dessinateur de presse au journal Le Monde

Il y commente l’actualité pendant près de cinquante ans. Armé de son crayon, il y fait sourire en même temps qu’il amène à réfléchir. Né en 1951, il est l’héritier d’Honoré Daumier et d’une école apparue après la Première Guerre mondiale. Comme le souligne l’historien Laurent Martin, il croque, bouscule, jusqu’à choquer parfois. Libre, le caricaturiste se veut responsable, même s’il lui arrive de provoquer l’incompréhension. Il s’en explique d’ailleurs à travers quelques-uns de ses dessins qui ont suscité le débat, voire le scandale.

Le dessinateur Plantu publie son premier dessin dans Le Monde en octobre 1972, sur la guerre du Vietnam. Il illustre quotidiennement la une du journal Le Monde à partir de 1985. De 1980 à 1986, il collabore notamment avec le journal Phosphore et publie, dès 1991, une page hebdomadaire dans L’Express.

La même année, il obtient le « Prix du document rare » au Festival du Scoop d’Angers, pour avoir fait apposer sur le même dessin les signatures de Yasser Arafat et Shimon Peres, symbole d’un dialogue possible et pacifiste entre les deux hommes, et ce un an avant les Accords d’Oslo (1993).

En 2006, Plantu et le Secrétaire général de l’ONU, Kofi Annan (prix Nobel de la Paix en 2001) organisent à New York un colloque qui sera à l’origine de la création de l’association Cartooning for Peace, une association qui défend la liberté d’expression des dessinateurs de presse dans le monde entier et qui regroupe à ce jour plus de 200 dessinateurs.

En 50 ans de carrière, il a été à l’initiative d’un dialogue démocratique et un fervent défenseur des libertés en France comme aux quatre coins du monde, au travers de rencontres avec jeunes, grand-public, spécialistes, expositions, conférences, reportages, films, publications et notamment avec plus de 68 recueils de ses dessins (Le Monde éditions, Le Seuil, Gallimard, Calmann-Lévy, etc.). 

Il a reçu de nombreux Prix et reconnaissances pour son travail engagé et continue à recevoir de nombreuses demandes.

En 2019, il fait don d’une partie de sa collection de dessins à la Bibliothèque nationale de France. La même année, il crée le Fonds de Dotation Plantu qui œuvre pour l’égalité des chances par le biais de la Culture auprès des jeunes de Belgique et de France. 

Depuis 2020, il part à la rencontre du corps médical en venant dans les hôpitaux et en proposant une exposition itinérante sur la crise sanitaire et, plus largemenent, sur la vie à l’hôpital. Parallèlement, de nombreuses rencontres sont organisées dans les écoles et quartiers difficiles de nos cités. La sensibilisation au second degré, au dialogue et à la Culture y est centrale.